À la une · Pièce maîtresse
Aston Martin DB5, icône 007
Silhouette intemporelle, destin hollywoodien : comment ne pas la citer ?
Produite entre 1963 et 1965, l'Aston Martin DB5 succède à la DB4 et s'impose aussitôt comme un chef-d'œuvre d'élégance britannique. Sous son capot rugit un six-cylindres en ligne de 4,0 litres, alimenté par trois carburateurs SU, pour environ 282 chevaux — de quoi propulser ce grand tourisme à plus de 230 km/h, une vitesse remarquable pour l'époque.
Carrosserie en aluminium façonnée par le carrossier italien Touring de Milan selon la technique « Superleggera », boîte ZF à cinq rapports — une nouveauté sur la DB4 — et un prix de lancement avoisinant les 4 175 livres : la DB5 était déjà, à sa sortie, l'une des voitures les plus désirables du monde. Seuls 1 059 exemplaires de la version Saloon ont été produits, ce qui en fait aujourd'hui une pièce rare et extrêmement recherchée.
Mais la DB5 doit surtout sa renommée mondiale à un certain agent secret. Figure emblématique de James Bond 007, elle fait son entrée dans Goldfinger, Opération Tonnerre, GoldenEye, Demain ne meurt jamais, Casino Royale, Skyfall, 007 Spectre et Mourir peut attendre. Rééquipée par les studios de mitraillettes escamotables, de plaques d'immatriculation rotatives et d'un siège éjectable dans Goldfinger, elle est devenue la voiture de cinéma la plus célèbre au monde. L'un des exemplaires utilisés à l'écran s'est vendu 6,4 millions de dollars aux enchères en 2010.
1963 – 1965